Visite de Marielle Deport, 1ère adjointe au développement durable à Châteaugiron

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La semaine dernière, nous avons accueilli dans notre classe Marielle Deport, maire délégué de Châteaugiron et 1ère adjointe au développement durable.

Elle est aussi Déléguée du SIBV – Syndicat Intercommunal du Bassin Aval de la Seiche –

Nous avons écrit par la suite de façon collaborative le compte-rendu de nos échanges. Nous avons utilisé un framapad.

Voilà le résultat que nous avons repris aujourd’hui:

Vendredi 25 Mai, nous avons rencontré Marielle Deport pour parler de la biodiversité à Châteaugiron. 
Le vrai métier de Marielle Deport  est professeur de mathématiques. Pour Marielle Deport, sa mission d’adjointe au maire est un loisirs et une passion en même temps. 
Nous savons que la biodiversité est l’ensemble de la faune et de la flore . 
On a vu que la biodiversité était très importante pour la nature. Et qu’il y en a besoin pour survivre.
On a appris que pour protéger la biodiversité à Châteaugiron, la mairie laisse pousser l’herbe pour les insectes pollinisateurs. 
On a appris que, au lieu de mettre des produits chimiques  pour enlever les mauvaises herbes, on peut mettre de l’eau chaude car les produits sont toxiques et vont dans les rivières.
Marielle Deport nous a dit que le Bassin Aval de la Seiche était l’ensemble de petits ruisseaux qui alimentent la Seiche. 
On n’utilise plus les produits chimiques car avec la pluie ces produits peuvent couler dans la rivière et arriver dans les récoltes et les champs. 
Avant, on coupait l’herbe toutes les deux semaines alors que maintenant ils la fauchent moins souvent, trois quatre fois par an pour laisser pousser les fleurs.
À partir de juin ce sont les moutons qui mangent l’herbe . Mais ils font attention à ne pas les sortir trop tôt pour laisser les oiseaux nicher et se reproduire. 
Les moutons, c’est comme une tondeuse écologique qui ne fait pas de bruit et de pollution!
On a appris que Châteaugiron a aménagé des prairies fleuries (lieux où sont plantées toutes sortes de fleurs pour attirer les insectes pollinisateurs ) .
Pour les insectes, il existe des maisons à insectes et  des maison à oiseaux. Les insectes pollinisateurs servent à multiplier les fleurs et les végétaux. ,
 Les abeilles sont importantes car en transportant le pollen des fleurs elles créent d’autres fleurs .
Elle nous a aussi dit qu’on a installé des nichoirs pour les chouettes effraies en bas du château  car c’est une espèce menacée.
La mairie a installé des nichoirs  à l’école (des mésanges se sont installées dans les nichoirs à côté de notre fenêtre de classe. Nous avons aussi un hôtel à insectes.) 
Pour protéger les abeilles on extermine les nids de frelons.
On a appris que dès qu’on voit un nid de frelons asiatiques il faut prévenir la mairie sinon ils mangent les abeilles
Les pyrales du buis sont des chenilles qui mangent les buis. 
Il faut mettre nos déchets à la poubelle car on peut les brûler par la géothermie
 Pour l’environnement, on recycle les déchets de la cantine pour produire de l’électricité.
Il ne faut pas gaspiller l’eau. La mairie fait économiser l’eau en mettant des robinets qui s’arrêtent tout seul. 
On a retenu que Châteaugiron  investit énormément pour la nature. 

« A Châteaugiron, STOP à la pollution »

Avant de partir pour cette collecte de déchets, nous pensions trouver quelques petits papiers par terre mais pas des objets encombrants tels qu’un coussin de canapé. Comme Châteaugiron n’est pas une très grande ville, nous ne pensions pas trouver beaucoup de déchets. On peut imaginer que dans les grandes villes il y en a énormément.

Par ailleurs, la commune de Châteaugiron est une ville que nous trouvons propre et qui est fleurie (En 2016, la ville de Châteaugiron a reçu une 4ème fleur par le Comité National des Villes et Villages fleuris).

Chaque groupe d’élèves a reçu des gants et un sac poubelle pour le ramassage des déchets. Certains d’entre nous pensaient que seule la moitié de ce sac aurait été remplie et finalement il n’a pas été suffisant pour tout récolter. On a rempli plus d’une dizaine de sacs poubelle !!! Nous avons été choqués.

En plus de la quantité, nous avons aussi été très étonnés de trouver des déchets qui mettent énormément d’années à se dégrader. On a trouvé du verre, du plastique, du métal (conserve, canette…), des objets du quotidien (canapé, casserole…), des mégots…

C’était une expérience intéressante mais presque démoralisante ! Les gens ne font pas assez attention. Les déchets polluent l’environnement mais sont aussi dangereux pour tous les êtres vivants (les hommes, les animaux, les végétaux).

Certains diraient peut-être qu’il n’y a pas assez de poubelles mais ce n’est pas une raison pour jeter par terre.

Super protocole !

Bonjour à tous,

Vous avez définit un super protocole, qui devrait vous permettre de répondre à votre question ! J’aime beaucoup votre idée de décrire les lieux en fonction de l’activité humaine qui s’y déroule.

J’ai vu que pour les insectes, vous aviez l’idée de faire un parcours qui ne passe qu’une seule fois au même endroit. Comme je suppose que vous allez faire cela tous ensemble, je voulais vous suggérer une autre possibilité, qui serait peut-être plus simple à mettre en place dans votre groupe. On peut choisir d’observer pendant un temps défini à l’avance, toujours le même, dans plusieurs zones. Au lieu de faire un parcours dans les différents lieux où vous voulez observer, cela pourrait être mis en place en divisant l’espace en des petites zones que tous, par petits groupes pourraient observer pendant un temps fixé. Si vous êtes tous ensemble, j’ai pensé que cela pourrait être une solution alternative. Cependant, libre à vous de choisir ce qui vous semble le plus simple et pratique à mettre en place !

Avez-vous des guides ou d’autres documents qui vous aideront à reconnaître les insectes et les plantes ? Si vous n’en avez pas, je peux vous préparer une petite liste de documents et envoyer ceux que je peux envoyer par mail à votre enseignante.

Enfin, même si vous observez les insectes et les plantes sur le terrain, je suis sûre que vous repérerez d’autres organismes pendant vos observations !

Quand pensez-vous commencer vos observations ?

Protocole: précisions

Question : dans quel endroit de Châteaugiron il y a le plus d’insectes ?

Hypothèse : plus il y a de végétation, plus il y a d’insectes. Plus il y a de végétations différentes, plus il y a d’insectes différents.

Protocole

Nous allons observer et comparer différents endroits

– stade de foot

– la Glaume

– l’étang et le chemin qui l’entoure

– les jardins collectifs

– la « coulée » verte

– la zone devant la piscine

– les douves du château

1- prendre en photo les éléments

2- nommer, décrire, donner la quantité

3- réaliser un tableau par lieu, par éléments, par activité humaine réalisée dans ce lieu

4- réaliser un tableau avec l’ensemble des lieux et des éléments pour comparer.

Premier essai de protocole

Nous avons lu le premier article envoyé par Marine le 10 avril « observer: le protocole d’observation ».

Voilà ce que nous avons prévu pour l’instant:

protocole :

– regarder le « paysage » : arbre, arbustes, fleurs, herbe, terre, cailloux, composition de l’herbe (trèfle, pâquerettes, pissenlits, boutons d’or..)…

– prendre en photo chaque élément

– observer et prendre en photo les insectes en passant une seule fois au même endroit.

Est-ce que plus il y a de fleurs, plus il y a d’insectes pollinisateurs, mais aussi d’autres types d’insectes ?

Est-ce que les insectes autres que pollinisateurs ont besoin de fleurs ?

Un groupe d’élèves va préparer un exposé sur les insectes pollinisateurs : Maureen, Léa, Inès, Yannaël et Malo. Ils le présenteront le lundi 23 avril.

Comment faire un protocole d’observation ?

Suite à la définition du ce qu’est un protocole, voici quelques idées pour vous aidez à faire le votre. Pour cela, c’est important de se rappeler :

1. on se pose une question

2. on fait des hypothèses

3. on définit dans un protocole les observations qui permettent de vérifier les hypothèses

 

Vous avez déjà commencé à réfléchir aux points 1 et 2. Et vous avez aussi réfléchi à ce qui est faisable ou non : c’est essentiel. On peut avoir un super protocole d’observation mais aucune possibilité de réellement faire les observations … c’est dommage ! (par exemple, c’est comme si j’avais voulu observer 300 jardins au lieu de 30 avec mon protocole d’observation décrit dans le message précédent. Je n’aurais jamais pu seule observer 300 jardins …)

 

Voici donc quelques autres pistes pour continuer à réfléchir :

Il y a certaines choses qui seront difficiles à observer : la reproduction des insectes par exemple. Beaucoup cachent les endroits où ils pondent les œufs, le moment où mâle et femelle s’accouplent est très rapide : c’est donc compliqué à observer.

Il y a certaines choses qui sont liées : par exemple, les habitats et la nourriture des insectes avec les arbres où sont les insectes. Comme vous, lorsque vous mangez dans la cuisine dans votre maison, vous êtes à la fois dans votre habitat, en train de consommer de la nourriture, les insectes sur les arbres ont des chances d’en faire à la fois leur habitat et d’y trouver leur nourriture ! Mais seront-ils tous sur les arbres ? est-ce que ces arbres sont sources de nourriture et d’habitat pour tous ? est-ce qu’il y a certains insectes qui préfèrent les arbres et d’autres non ? ce sont des questions que vous pouvez aussi vous poser.

Je crois que vous commencez à bien voir le lien entre la végétation et les insectes : vous faites l’hypothèse que sur le terrain de foot il y a moins d’insectes car moins de biodiversité végétale.

 

Vous dites qu’il vous faut trier les lieux où observer. C’est une bonne idée : les lieux choisis devront figurer dans le protocole. Pour vous aider à les trier, vous pouvez vous demandez :

– est-ce que vous voulez plutôt faire une description de ce qu’il y a dans différents endroits (terrains de foot, jardins, école, etc) ou des comparaisons ?

– si vous voulez faire des comparaisons entre des endroits, que voulez-vous comparer ? Lorsque vous parlez du terrain de foot, vous faites l’hypothèse qu’il y a moins d’insectes parce qu’il y a moins de fleurs parce qu’il y a plus d’activité : est-ce que vous voulez comparer des endroits  où il y a plus ou moins d’activité pour vérifier cette hypothèse ?

 

Comme vous citez surtout les insectes, les fleurs et les arbres, j’ai l’impression que ces trois groupes d’organismes vous plaisent et que vous aimeriez les observer … Si c’est le cas, dites moi : je pourrai vous donner des informations sur eux pour les reconnaître. Ce n’est pas toujours facile !

Observer : le protocole d’observation

Bonjour à tous !

 

Vous avez fait des supers hypothèses concernant les insectes pollinisateurs dans les jardins !

Il y en a qui concernent les caractéristiques des jardins : ils sont naturels, il y a tout ce qu’il faut pour les insectes, l’herbe du jardin est une maison (un habitat) pour les insectes, c’est plus calme dans les jardins, les fleurs du jardin permettent de butiner.

Il y en a qui comparent les jardins par rapport à d’autres endroits : par rapport aux routes, par rapport au béton.

 

Dans mon travail, j’ai fait des hypothèses qui concernent les caractéristiques du jardins. Mes hypothèses sont :

  • plus il y a de biodiversité de fleurs dans les jardins, plus il y a d’insectes pollinisateurs
  • plus le jardin est loin des routes, du endroits avec beaucoup de béton, plus il y aura d’insectes pollinisateurs

 

Ensuite, pour vérifier si ces hypothèses sont valides, j’ai fait des observations. Je les ai faites en suivant un protocole d’observation. C’est à dire que j’avais une recette de ce que je devais faire et que j’appliquais cette recette dans tous les jardins. Je suis allée dans 30 jardins différents et dans chaque jardin, j’ai appliqué la recette (le protocole) suivante :

  • identifier toutes les fleurs du jardin par leur nom (j’utilise le nom latin. Par exemple, la pâquerette en latin est Bellis perennis)
  • faire le tour du jardin une seule fois, sans aller-retour, et pendant ce tour, prendre en photo tous les insectes qui sont sur toutes les fleurs. Ensuite, j’ai identifié les insectes (j’utilise là aussi le nom latin. Par exemple, la coccinelle à 7 points est Coccinella septempunctata)

 

Comme ça, j’ai pu savoir quels sont les jardins avec une biodiversité de fleurs plus ou moins grande et quels sont les jardins avec une biodiversité d’insectes plus ou moins grandes. Ensuite, j’ai regardé si les jardins avec un grande biodiversité d’insectes étaient aussi les jardins avec une grande biodiversité de fleurs.

Si j’avais juste regardé un jardin, je n’aurais pas pu savoir s’il avait plus ou moins de fleurs qu’ailleurs et donc je n’aurais pas pu savoir si elles ont une influence sur les insectes pollinisateurs.

Grâce à un protocole, on est certain de faire la même chose dans les différents endroits qu’on visite. Si on ne fait pas la même chose, on ne peut pas les comparer. Par exemple, si dans un jardin je ne regardais que la moitié des fleurs, je ne peux pas ensuite le comparer à un jardin où j’ai regardé toutes les fleurs !

 

Le protocole est un outil que tous les scientifiques utilisent. D’ailleurs, quand on écrit des articles de recherche, nous devons dire quel a été notre protocole. Comme ça les autres chercheurs savent quelle est le protocole utilisé. Si jamais ils travaillent sur le même sujet mais n’ont pas les mêmes observations, ils peuvent regarder si ils ont le même protocole. C’est comme une gâteau au citron : deux personnes disent qu’elles sont fait un gâteau au citron. Quand on les goûte, on s’aperçoit qu’ils n’ont pas le même goût ( = observations différentes) … Et quand on lit les recettes, on voit que dans une il y avait de la fleur d’oranger et pas dans l’autre (= protocoles différents) !

Avant de faire vos observations, vous devrez vous aussi écrire un protocole. Ce n’est pas forcément très long ! Cela doit juste indiquer comment faire les observations. C’est pratique aussi si jamais un jour vous êtes tout seul pour faire les observations : si vous n’êtes plus certains de quelque chose, hop, vous sortez votre protocole et tout est expliqué. En fait, idéalement, le protocole doit permettre à une personne qui n’a pas suivi tout ce qu’on a déjà dit de faire les observations elle-même, sans aide.